Selon nos informations, un agent de l’Environnement du Val d’Aran, chargé du suivi des ours, vient d’être inculpé pour trois chefs d’accusation, dont l’empoisonnement de l’ours Cachou, découvert mort en avril dernier. On ne peut que saluer l’aboutissement de cette enquête en Catalogne, alors que les sanctions des exactions des anti-ours en France restent lettre morte.
La mort de Cachou du fait de l’homme se confirme donc, loin de l’explication d’un décès par combat entre mâles, trop rapidement avancée par les autorités aranaises.
Avec l’ours abattu illégalement par balles à Ustou en juin dernier, et suivant les engagements du plan ours 2018-2028, 2 ours doivent donc être remplacés dans les Pyrénées, car « morts prématurément de causes anthropiques » pour reprendre les termes de ce document.
Rappelons que chaque ours n’est pas inféodé à un pays, mais à une population transfrontalière. De fait, Cachou fréquentait les deux versants du massif.
Rappelons aussi que la Catalogne a été financée par L’Europe pour un programme Life Ours concernant la protection de cette espèce, et que l’Espagne doit répondre aux mêmes obligations que la France quant à la restauration de la population.
La population d’ours pyrénéenne restant classée « en danger critique d’extinction », nos associations veilleront au respect des engagements européens des deux pays, notamment au remplacement rapide de ces deux ours.
Les associations membres de CAP – Ours :
AltaïrNature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
Communiqué des associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – le 16 novembre 2020
Nos associations ont récemment découvert une version corrigée du bilan 2019 des dégâts d’ours dans les Pyrénées qui n’a curieusement pas été rendue publique …
Alors que la version initiale, diffusée et relayée largement le 7 avril 2020, annonçait sans nuance « Au total, 1 173 animaux et 36 ruches ont été imputés directement à l’ours », la nouvelle version du 15 mai est beaucoup plus modérée et prudente : « C’est donc 562 animaux et 36 ruches qui ont été indemnisés lorsque l’ours est ou semble responsable du dommage … » auxquels s’ajoutent, sans en préciser le statut, des animaux indemnisés suite à des dérochements (= chutes de bétail dans des barres rocheuses).
Ce nouveau bilan corrige donc partiellement deux erreurs que nous avions présentées à la Ministre de la Transition Ecologique au printemps, et qu’elle avait en effet demandé aux services de corriger :
L’arrêté d’indemnisation des dégâts d’ours considère abusivement les dérochements comme des prédations, alors que les causes possibles sont multiples. Ces animaux sont donc maintenant décomptés séparément sans pour autant expliquer pourquoi ils ont été indemnisés.
La majorité des indemnisations est accordée « au bénéfice du doute », sans élément mettant l’ours en cause. La responsabilité de l’ours est de fait maintenant nuancée, mais les chiffres ne sont toujours pas détaillés.
Cela fait des années que nous demandons à l’Etat de différencier les dégâts d’ours avérés des indemnisations « au bénéfice du doute ». Nous ne sommes pas opposés à ce principe quand le doute existe réellement, mais son application quasi-automatique, notamment en Ariège, a fini par transformer le système d’indemnisation en « assurance tous risques », au détriment de l’ours. La réalité de l’impact de l’ours reste à l’évidence largement surestimée.
L’Etat est réticent à dire la vérité. L’enjeu est pourtant important : outre la fausse image de grand prédateur attribuée injustement à l’ours, c’est sur cette confusion entretenue entre attaques avérées et indemnisations douteuses que des Préfets autorisent l’effarouchement des ours dans les Pyrénées depuis 2019 …
CAP Ours demande à l’Etat d’aller enfin au bout de la démarche de transparence : seules des données objectivées et partagées permettront de prendre des décisions justes et adéquates.
Les associations membres de CAP Ours : Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement – Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement – Midi – Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.
Suite au recours gracieux déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement, le Préfet des Hautes-Pyrénées a décidé d’abroger les arrêtés autorisant l’effarouchement renforcé de l’ours « Goiat ».
Dans ce recours, nous exposions les raisons pour lesquelles cette autorisation d’effaroucher Goiat n’était ni justifiée ni conforme au droit, et nous informions le Préfet de notre intention de saisir le Tribunal Administratif s’il ne revenait pas sur cette décision.
Nous saluons l’attention et l’écoute du Préfet des Hautes-Pyrénées. Nous espérons que cette sagesse se prolongera et inspirera d’autres Préfets qui cèdent souvent et trop rapidement à la tentation de « taper sur les ours » plutôt que de renforcer les moyens pour une cohabitation apaisée, pourtant possible avec la collaboration de tous les acteurs.
Malheureusement, cette sagesse est encore rare et nos associations ont dû se résoudre à déposer des recours contre de nombreux autres arrêtés d’effarouchement le long de la chaîne :
1 en Hautes-Pyrénées
2 en Haute-Garonne
15 en Ariège qui détient le triste record du nombre d’arrêtés d’effarouchement, sans que cela n’influe sur les attaques d’ours, ce qui en démontre bien l’inutilité.
Par ailleurs, nous avons également déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre le Décret ministériel qui permet aux Préfets d’autoriser ces effarouchements inutiles et dangereux.
S’il nous donne raison comme nous l’espérons, il faudra bien revenir à la raison et revoir enfin les modalités de la cohabitation entre l’élevage et l’ours dans les Pyrénées sur des bases constructives.
Les associations :
Animal Cross, ASPAS, FERUS, FIEP Groupe Ours Pyrénées, France Nature Environnement Hautes Pyrénées, Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet , Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères, Société Nationale de Protection de la Nature.
Un ours a été illégalement abattu en Ariège début juin.
Face à la réaction très molle de l’Etat et à l’impunité accordée aux anti-ours violents, nous ne pouvons pas laisser faire. Manifestons notre soutien à l’ours dans les Pyrénées !
-> samedi 4 juillet, en « télémanifestation » entre 9H et 11H
Vous aimez et vous souhaitez soutenir l’ours ? Le collectif « Tous pour l’Ours ! » propose, en partenariat avec le site mesopinions.com la première « télémanif. ».
Télémanifestation : mode d’emploi
ATTENTION , cette télémanifestation est uniquement ouverte de 9h à 11h.
Il vous suffira de cliquer sur le bouton orange ci-dessous, puis n’oubliez pas d’aller dans vos mails pour cliquer à nouveau sur le lien de confirmation qui vous sera envoyé (sinon la participation n’est pas validée).
Le bon déroulement de l’opération ainsi que la mobilisation générée seront constatés par Maître Nathalie Ortéga, huissier de Justice (SCP Belin Laurent Ortéga) à Nîmes et le nombre total de participants au rassemblement sera annoncé à Toulouse à 11H30 devant la Préfecture de région, pendant que le Préfet recevra une délégation des organisateurs.
Mesopinions.com (site habilité par le Conseil Economique Social et Environnemental – CESE) est partenaire de cette opération expérimentale. Il envisage de proposer bientôt ce nouveau service de télémanifestation sur leur plateforme afin de le rendre utilisable par tous.
Sans remplacer les rassemblements physiques, la télémanifestation sera un outil complémentaire et nouveau pour la transition écologique des mouvements sociaux.
Le (télé)rassemblement « Tous pour l’Ours ! » est organisé par : FERUS, FIEP – Groupe Ours Pyrénées, Pays de l’Ours – Adet, Animal Cross, Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), France Nature Environnement Midi-Pyrénées, Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), Altaïr nature.
Avec le soutien de : Nature Comminges, Nature en Occitanie, France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes-Pyrénées (FNE65), WWF France, ASPAS, Mountain-Wilderness France.
Un ours a été abattu en Ariège début juin.
Face à la réaction très molle de l’Etat et à l’impunité accordée depuis trop longtemps aux anti-ours violents, nous appelons tous les amis de la Nature à se rassembler
Samedi 4 juillet 2020 à 11H
devant la Préfecture de Région, Place Saint Étienne, à Toulouse
Nous demanderons à l’Etat :
Une enquête sérieuse pour identifier les responsables et les éventuels complices; une surveillance efficace pour éviter d’autres destructions.
Un rappel aux élus locaux de ne pas cautionner, par leurs propos, des actes délictueux illégaux.
Le remplacement immédiat de l’ours tué de la main de l’homme, conformément à l’engagement écrit de l’Etat (Plan ours 2018-2028), afin de ne pas donner raison au(x) braconnier(s) ;
De ne plus autoriser les effarouchements inutiles et dangereux sur les ours.
Cesser la démagogie des indemnisations laxistes sans véritable preuve de la responsabilité de l’ours.
Une politique enfin claire et ferme de restauration de la population d’ours, comme l’imposent les lois européennes et nationales.
Nous appelons le public à se rassembler pacifiquement, en conservant une attitude et des propos respectueux de tous, et en observant lesmesures sanitaires en vigueur (respect des distances, port du masque).
Nous demandons au Préfet de recevoir à cette occasion une délégation des organisateurs.
Diverses interventions des représentants du milieu associatif qui se succéderont et quelques animations viendront égayer ce temps de revendication pour le maintien de la biodiversité.
Rassemblement organisé par : Animal Cross, Comité Ecologique Ariégeois, FERUS, FIEP Groupe ours Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées, LPO, Pays de l’ours-ADET, SFEPM
Avec le soutien de : Altaïr Nature, ASPAS, FNE national, FNE 65, Mountain Wilderness, Nature Comminges, Nature en Occitanie, SNPN, WWF France.
Un ours a été illégalement abattu en Ariège début juin.
Face à la réaction très molle de l’Etat et à l’impunité accordée aux anti-ours violents, nous appelons tous les amis de la Nature à se rassembler
samedi 4 juillet 2020 à 11H devant la Préfecture de Région à Toulouse, Place Saint Étienne
Nous demanderons à l’Etat :
Une enquête sérieuse pour identifier le(s) responsable(s)
Des condamnations exemplaires pour le(s) tueur(s) d’ours et les éventuels complices
Le remplacement immédiat de l’ours tué
L’arrêt des effarouchements inutiles et dangereux
Une politique enfin claire et ferme de restauration de la population d’ours
Nous nous rassemblerons pacifiquement, en conservant une attitude et des propos respectueux de tous, et en observant les mesures sanitaires en vigueur (respect des distances, port du masque).
Nous demandons au Préfet de recevoir à cette occasion une délégation des organisateurs.
Divers responsables associatifs et des personnalités prendront la parole, et nous prévoyons quelques animations pour égayer ce moment de mobilisation revendicatif et constructif.
Stop à la maltraitance animale – Aidez Animal Cross à sauver des vies
Animaux susceptibles d’occasionner des dégâts : STOP au injustices
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