Nouvelle naissance d’un chevreau !

Nouvelle naissance d’un chevreau !

C’est au tour de Miel de nous faire la merveilleuse surprise de donner naissance à un chevreau au refuge d’Animal Cross ! La maman et le bébé se portent bien. Décidemment, le petit troupeau adopté il y a un mois nous réservait des surprises !

Naissances au refuge !

Naissances au refuge !

Ce matin, notre petite Laurie, chèvre naine recueillie début mars portante nous a fait la joie de mettre bas. 2 adorables petits chevreaux, en pleine forme, comme leur maman. Ils gambadent déjà ! Nous leur souhaitons une vie heureuse !

Dimanche de Paques: sacrifices inutiles sans fondement chrétien

Dimanche de Paques: sacrifices inutiles sans fondement chrétien

Le sommet du calendrier liturgique chrétien arrive ce dimanche 5 avril, où l’on marque traditionnellement cet événement par un repas pascal,en étant sur que de se nourrir d’un agneau est une réalité chrétienne !…
Hors, nulle part dans le Nouveau Testament, il est mentionné qu’il faut manger de l’agneau le dimanche de Pâques, car la Pâques était à l’origine juive, basée sur un rite ancien de tribus nomades.Ce rite consistait à sacrifier un agneau et mettre son sang autour des portes afin de conjurer le mauvais sort…
Alors, pourquoi assimiler la résurrection du Christ avec le sacrifice d’un agneau ?
Que les chrétiens se disent simplement que l’agneau pascal n’est plus un « plat dominical », mais qu’il devrait maintenant aussi rimer avec « réconciliation animale ».
Cela serait une belle reconnaissance des chrétiens de nos jours, de par ce qui a été écrit sur la beauté de la Création dans les Evangiles, ou par les Ecrits de certains saints.Que chaque chrétien pose des questions sur ce sujet au prêtre de sa paroisse. Bien intéressante sera la réponse…

Lettre aux habitants d’Arzacq à l’occasion du pèle porc puis action

Lettre aux habitants d’Arzacq à l’occasion du pèle porc puis action

Hier soir, Animal Cross a distribué cette lettre dans toutes les boites aux lettres d’Arzacq et renouvellera cette distribution samedi, durant le pèle porc (Pelère en Soubestre)

Pèle-porc à Arzacq : le simulacre du retour à la tradition pour cacher l’horreur de la production industrielle

 

Chers habitants d’Arzacq,

En célébrant la pélère à Arzacq que fêtez-vous ? La revanche de la tradition sur la modernité ou l’hypocrisie de l’élevage industriel masqué sous le couvert de la tradition ?

En effet, l’IGP jambon de Bayonne qui fournit les cochons pour le pèle-porc n’est, ni plus ni moins, qu’un habile camouflage d’un élevage en masse, une production industrielle des porcs sans aucun respect ni de la tradition, ni du bien-être animal.

Le porc tué pour produire le jambon de Bayonne est un porc élevé en bâtiment, qui sauf de très rares exceptions, n’a jamais vu le ciel et ne le verra que le jour où le camion l’amènera à l’abattoir.

L’élevage industriel est un lieu de mal-être terrible pour les porcs :

  • Ils sont entassés les uns sur les autres, avec un minimum de place pour bouger.
  • Ils ne peuvent pas fouiller le sol car ils sont sur un sol en dur (caillebotis). Fouiller est le comportement naturel des porcs, l’empêcher est cause d’un profond mal-être.
  • L’odeur est pestilentielle. Le porc possède un odorat extrêmement développé (ce qui a conduit la Police nationale à l’utiliser pour rechercher les stupéfiants). En bâtiment, le porc est condamné à sentir les odeurs d’ammoniaque toute sa vie. *
  • Les femelles ne peuvent pas faire leur nid au moment de la mise bas, ce qui provoque un très gros stress chez elles. En plein air, elles peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour faire leur nid.
  • Les femelles sont condamnées à être des reproductrices en chaine. Elles sont inséminées très peu de jours après la mise-bas, sans pouvoir reprendre des forces, et envoyées à l’abattoir dès qu’elles sont moins productives. La gratitude envers la fonction reproductrice de la truie n’est pas le propre de l’éleveur IGP Jambon de Bayonne.
  • Les porcelets sont castrés à vif, ce qui est une source d’une grande douleur.
  • Depuis peu de temps, et sous la pression des mouvements de protection animale, les truies gestantes ne devraient plus vivre en prison, seules entre des grilles, appelées pudiquement des « stalles ». Encore faudrait-il que ces mesures soient appliquées : il faut savoir qu’il n’existe quasiment pas en France de contrôle des normes de bien-être animal.

 

En effet, rien dans le cahier des charges de l’IGP Jambon de Bayonne ne fait référence au bien-être animal (**). Ce cahier des charges fait référence avec érudition au passé charcutier du bassin des pays de l’Adour «  l’héritage d’un savoir-faire qui s’est transmis depuis toujours de génération en génération dans les familles paysannes et rurales » (p. 33 du cahier des charges IGP Jambon de Bayonne).

Mais ce cahier des charges ne retient rien de l’élevage traditionnel à la ferme, élevage de quelques porcs élevés en plein air, développant une relation familière avec le fermier et sa famille (***), loin de la concentration des porcs en élevage industriel.

Donc, à Arzacq, lors du pèle-porc, non seulement vous allez vous moquer du cri du cochon avec un concours de cris hystériques, non seulement vous allez éduquer votre jeunesse avec la culture du sang, non seulement vous allez faire une macabre procession autour d’un animal mort, mais vous allez vous prosterner devant un élevage intensif abominable. La tradition va faire la louange de l’élevage moderne industriel.

Encore un mot : ne vous offusquez par de ce que les chinois font travailler des mineurs, sans repos, sans protection sociale, avec un salaire ridicule, forme d’esclavage moderne, pour produire les textiles que vous leurs achetez. Les éleveurs de l’IGP jambon de Bayonne (et si l’IGP est accepté au pays de l’empire du milieu), font bien pire avec les animaux. Les chinois exportent de la misère humaine, l’IGP Jambon de Bayonne va leur exporter de la misère animale.

Chers habitants d’Arzacq, réveillez-vous !

Sincères salutations,

 

Signé : L’association Animal Cross

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* nous conseillons à tous ceux que cette remarque ferait sourire de rester quelques heures dans une porcherie. Nous faisons le pari que plusieurs jours après leurs vêtements pueront encore l’ammoniaque.

** cahier des charges IGP Jambon de Bayonne version du 15/11/95

*** Pourtant ce cahier des charges fait référence à ce passé :

« Le porc fait partie de la tradition historique des fermes agricoles du grand Sud-Ouest. On retrouve sa présence avant le moyen-âge en Guyenne et Gascogne.

Les fermes du Sud-Ouest portent encore aujourd’hui la trace de cette tradition d’élevage domestique. Il s’agit d’un bâtiment d’élevage de porcs (4 ou 5 loges, petites, basses, sombres, avec fréquemment une auge encastrée dans le mur et une seule ouverture en haut de la porte) au-dessus duquel se trouvait bien souvent une volière. P. 27

 

Le pèle-porc a eu lieu le samedi. Animal Cross a une nouvelle fois fait entendre son message

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Film tourné par Animal Cross lors du pèle porc d’Arzacq il y a 2 ans :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rKIC7vKfz8I

Le scandale alimentaire qui s’annonce

Le scandale alimentaire qui s’annonce

LE MONDE | | Par Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

 

Que se passe-t-il vraiment dans l’univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d’essayer de répondre, il est bon d’avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011, montre la présence dans le lait – de vache, de chèvre ou d’humain – d’anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d’hormones et bien sûr d’antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012, est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l’alimentation, en s’appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs.

On remarquera que, dans le scandale en cours, un mot a presque disparu : phénylbutazone. Cet anti-inflammatoire, on le sait, a été retrouvé dans des carcasses de chevaux exportés vers la France.

UNE FRAUDE ISOLÉE ?

Or la phénylbutazone est un produit dangereux, interdit dans toute viande destinée à la consommation humaine. S’agit-il d’une fraude isolée ? Ou bien, comme certains éléments permettent de l’envisager, d’une pratique tolérée par les autorités de contrôle ?

Nul besoin d’une vaste enquête pour avoir une idée de l’incroyable pharmacopée destinée aux animaux d’élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l’intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques.

Sait-on comment l’oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l’azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d’un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d’une bonne vache charolaise ?

Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n’est menée. Il n’est pas dit qu’elles seraient possibles.

Lorsque c’est le cas, on découvre en tout cas un nouveau monde. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l’agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central.

Commentaire de l’un des auteurs, Claude Reiss : « Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés. »

Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Cette découverte est cohérente avec les grands changements en cours dans la toxicologie, qui étudie les substances toxiques.

« LA DOSE FAIT LE POISON »

Aujourd’hui encore, le principe de base de cette discipline est le Noael (No observed adverse effect level), ou dose sans effet toxique observable. Longtemps avant Noael, son précurseur Paracelse – un magnifique alchimiste du XVIe siècle – résumait à sa façon le paradigme actuel de la toxicologie : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison. »

Phrase-clé que des générations de toxicologues ont résumée dans cette formule : « La dose fait le poison. »

Mais la connaissance bouscule les idées en apparence les plus solides. Le lourd dossier des perturbateurs endocriniens vient rebattre les cartes de manière spectaculaire.

En deux mots, ces substances chimiques imitent les hormones naturelles et désorientent des fonctions essentielles du corps humain, comme la reproduction ou la différenciation sexuelle.

Or les perturbateurs agissent à des doses si faibles que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pu conclure, dans un rapport de 2011, que les effets de l’un d’eux, le bisphénol A, étaient avérés à « des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires ».

Il est certain que ce seul propos marque un tournant. Car du même coup, la dose journalière admissible (DJA) du bisphénol A – sa limite légale – pourrait être divisée par… 2 millions, selon le toxicologue André Cicolella.

Le bisphénol A pourrait même « avoir des effets plus importants à très faible niveau d’exposition qu’à haut niveau », ce qui mettrait à bas tout l’édifice.

Quel rapport avec cette fraude géante appelée désormais « horsegate » ? C’est on ne peut plus limpide : nul ne sait ce que contient réellement la viande industrielle. Et nul ne veut savoir. Dans la lutte contre l’orgie d’antibiotiques donnés au bétail, le ministère de l’agriculture apparaît comme un Janus biface.

D’un côté, des promesses, et, de l’autre, l’inaction. Il lance fin 2011 un plan de réduction « de 25 % en cinq ans de la consommation des antibiotiques destinés aux animaux », mais que n’a-t-il oeuvré auparavant ? Entre 1999 et 2009, l’exposition du bétail à ces médicaments a augmenté de 12,5 %.

Certes, le volume global a baissé entre ces deux dates, mais les nouveaux produits sont actifs à des doses plus faibles. La situation s’aggrave, alors que l’antibiorésistance a été repérée dès avant la seconde guerre mondiale.

De quoi s’agit-il ? Après un temps court, les bactéries combattues par un antibiotique mutent. Ainsi des sulfamides, introduits en 1936, confrontés dès 1940 à des souches résistantes de bactéries.

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Ainsi de la molécule de tétracycline, ainsi du tristement célèbre staphylocoque doré, dont plusieurs souches résistantes ont donné diverses lignées SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline).

Le SARM joue un rôle fondamental dans les infections nosocomiales, celles qui surviennent dans les hôpitaux. Bien que des chiffres indiscutables n’existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le SARM.

Des chiffres officiels américains font état de 19 000 morts dans ce pays en 2005, soit davantage que le sida. L’enjeu de santé publique est donc considérable.

Et il n’est pas exagéré de parler d’une maladie émergente, dont l’évolution demeure imprévisible. Tout récemment, le professeur David Coleman, spécialiste de la question, a identifié une souche si différente des autres qu’elle ne peut être détectée par les tests existants. Bien qu’elle touche les humains, elle se développe tout d’abord chez des animaux d’élevage, surtout les bovins.

Ce n’est guère étonnant, car une autre souche – le CC398 – prolifère depuis des années dans les élevages industriels.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, en 2010, un avis indiquant que le réservoir du CC398 se trouve chez les bovins, la volaille, mais surtout chez les porcs.

Fait inquiétant, le SARM animal est de plus en plus présent dans les infections humaines, et une étude néerlandaise (Voss et al., 2005) établit que les producteurs de porcs sont 760 fois plus touchés que la population générale.

Un exemple frappe l’imagination : celui d’un vétérinaire (Nienhoff et al., 2009) qui transmet à son propre chien un SARM animal acquis au contact d’un porc.

C’est dans ce contexte de grande inquiétude que l’EFSA lance en 2008 une enquête européenne. Disons franchement qu’elle étonne. Laissons de côté le mystère britannique, qui ne reconnaît aucun cas de SARM animal.

L’Espagne, en revanche, a retrouvé la souche CC398 dans 46 % des élevages porcins, l’Italie dans 14 % d’entre eux, l’Allemagne dans 43,5 % et la Belgique dans 40 %. Autrement exprimé, tous nos voisins sont fortement touchés. Mais pas nous.

Nos services ne rapportent que 1,9 % d’élevages porcins frappés par le SARM animal, dont tout le monde sait qu’il tue en France un nombre inconnu, mais en toute hypothèse élevé, de malades.

Ce pourcentage est peut-être exact, mais il fait penser, mutatis mutandis, à ce nuage de Tchernobyl qui aurait par miracle épargné la France.

Il est peut-être exact, mais l’Europe elle-même, par le biais de l’EFSA, a diplomatiquement fait état de sa grande surprise au vu des résultats. Citation du rapport de 2009 : « L’EFSA recommande en outre que de nouvelles études soient réalisées afin d’identifier les raisons justifiant les différences observées au niveau de la prévalence du SARM dans les différents Etats membres. »

Oui, pourvu que ce pourcentage soit exact, ce qui serait mieux que de jouer avec le feu bactérien. Car laisser flamber le SARM dans les élevages serait autrement plus grave que le tour de passe-passe autour de la viande de cheval.

Aucune équipe gouvernementale, depuis cinquante ans, n’a osé ouvrir le dossier infernal de l’élevage industriel et de la folie des antibiotiques. Le moment est peut-être venu.

Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

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