Aude 2025 : pourquoi interdire la chasse dans les zones touchées par le mégafeu

Aude 2025 : pourquoi interdire la chasse dans les zones touchées par le mégafeu

Après un feu géant qui a parcouru ≈ 16–17 000 ha dans les Corbières, déclaré “maîtrisé” le 10 août et éteint le 28 août 2025, nous demandons un arrêté préfectoral interdisant toute action de chasse (y compris de régulations) dans les zones incendiées, et un périmètre tampon pour la saison 2025-2026, avec réexamen annuel. [1–4]

Pourquoi cette interdiction s’impose

Donner un répit écologique aux populations survivantes

Après un grand incendie, les études montrent que, durant les une à quatre années suivantes, les populations animales baissent nettement. Les zones peu ou pas brûlées servent de refuges et aident la nature à repartir, mais comme les animaux s’y regroupent, ils sont très sensibles au moindre dérangement : suspendre la chasse pendant cette période évite d’ajouter des morts et du stress au pire moment [5–9]. De plus, dans un milieu dégradé où les effectifs ont chuté, chaque animal tué par la chasse s’ajoute aux morts naturelles (faim, maladies, prédation) et accélère encore le déclin, comme le montrent des expériences sur les lagopèdes et des revues sur les oiseaux ; pour l’Aude, c’est le scénario le plus probable [10–12].

Proteger les Zones intactes des sur-prélèvements

Après l’incendie, les animaux se regroupent dans les zones restées intactes et le long des lisières. Ces endroits sont faciles à repérer. Si la chasse y est autorisée, tirs et battues peuvent enlever beaucoup trop d’animaux dans ces noyaux essentiels à la reprise des populations. [7–9]

respecter les Obligations juridiques (Natura 2000)

Une partie significative des zones brûlées dans les Corbières recoupe des sites Natura 2000 (Le périmètre ZPS “Corbières orientales” inclut notamment Durban-Corbières, Coustouge, Jonquières, Fontjoncouse, Quintillan, Villeneuve-les-Corbières, etc. (liste DREAL dans le DOCOB). Or ces communes figurent parmi les zones touchées par l’incendie d’août 2025).
L’article 6(2) de la directive “Habitats” 92/43/CEE oblige les États à éviter la détérioration des habitats naturels et la perturbation significative des espèces dans les sites Natura 2000. La directive “Oiseaux” 2009/147/CE, dont l’objet est la protection, la gestion et la régulation des espèces, réglemente l’exploitation, dont la chasse, de façon à ce qu’elle reste compatible avec la conservation des espèces visées et des habitats.
La Commission européenne précise, via ses orientations sur l’article 6, que la chasse peut être restreinte ou suspendue localement si elle risque de contrarier le rétablissement écologique après un sinistre grave comme un incendie. Ainsi après un incendie, la suspension temporaire de la chasse peut s’imposer pour respecter les objectifs européens de conservation.

 

ET la vigne, comment la protéger ?

Plus de 900 hectares de vignes ont été complètement détruits et environ 600 hectares affectés (échauffés, impactés par les fumées ou les agents retardants). Pour protéger la vigne maintenant, le plus efficace est de mettre des clôtures électriques robustes (ce que les chasseurs financent déjà partiellement dans l'Aude, et c'est très bien) et de bien les entretenir.
Après un incendie, les sangliers participent à la recolonisation des sols en fouillant et en dispersant des graines, favorisant la régénération des forêts et garrigues. Organiser une battue après un tel incendie ne toucherait pas seulement les sangliers mais l'ensemble de la faune, déjà très stressée. Ce serait à la fois un problème écologique et un problème tout simplement d'éthique. Laisser faire la nature permettrait une régulation par les ressources disponibles, sans ajouter une pression humaine supplémentaire.

 

Ce que nous demandons

  • Prendre un arrêté préfectoral qui suspend toute chasse (y compris les opérations de destruction des ESOD (ex-nuisibles)) dans les zones brûlées et une zone tampon pour la saison 2025-2026, avec révision chaque année sur la base d’indicateurs écologiques (retour d’habitats clés, indices de reproduction). 
  • Cartographier finement les secteurs brûlés / lisières / refuges et mettre en place un suivi faunistique coordonné (OFB, équipes scientifiques, sciences participatives).

Comment agir ?

  • Soutenir la demande de suspension de la chasse dans l’Aude en signant cette pétition citoyenne :  Change.org

  • Relayer l’information locale (presse régionale) sur la nécessité d’un moratoire pour la saison 2025-2026. [19] : Le Journal Toulousain

Notes et références

[1] Le MondeIncendie dans l’Aude : le feu… est « maîtrisé », annonce la préfecture (11 août 2025). Le Monde.fr
[2] Le MondeL’incendie dans l’Aude est désormais éteint, annonce la préfecture (28 août 2025). Le Monde.fr
[3] La DépêcheAprès trois semaines, le grand incendie dans l’Aude est enfin éteint (28 août 2025). ladepeche.fr
[4] Préfecture de l’AudeFERMETURE DES MASSIFS 2025 (arrêtés DFCI). Conseil Départemental de l'Aude
[5] Fontaine & Kennedy (2012), Ecological Applications – Méta-analyse (≤ 4 ans) oiseaux & petits mammifères post-feu. PMC
[6] Puig-Gironès et al. (2023), Forest Ecology & Management – Effets temporels des feux sur les oiseaux forestiers. ScienceDirect
[7] Meddens et al. (2018), BioScienceFire refugia : rôle pour la persistence et la recolonisation. Oxford Academic
[8] US Forest Service / Meigs et al. (2018)Ecosystem legacies across burned landscapes (refugia). US Forest Service
[9] Puig-Gironès et al. (2023) – Version PDF (Université de Barcelone). Diposit UAB
[10] Sandercock et al. (2011), Journal of Animal Ecology – Expérimentation de prélèvement (lagopède, additivité partielle). BES Journals
[11] Péron (2013), Journal of Animal EcologyCompensation vs additivité de la mortalité anthropique. PubMed
[12] Cooch et al. (2014), Wildfowl – Revue : effets du harvest sur les populations (incertitudes & additivité). wildfowl.wwt.org.uk
[13] ONFAprès un incendie, l’ONF sécurise, accompagne et reconstruit (chablis, fermetures). Office national des forêts
[14] Ministère de l’AgricultureL’ONF, au cœur de la prévention des incendies de forêt (rôle DFCI). Ministère de l'Agriculture
[15] EUR-LexDirective 92/43/CEE (« Habitats »), art. 6(2) : obligation de non-détérioration. EUR-Lex
[16] EUR-LexDirective 2009/147/CE (« Oiseaux ») : protection, gestion, régulation et exploitation encadrée. EUR-Lex
[17] Préfecture des Bouches-du-RhôneInterdiction de toute action de chasse 2 ans – Montagnette (06/10/2022). Bouches-du-Rhône
[18] TF1info (AFP)Montagnette : interdiction d’accès prolongée jusqu’au 30/06/2025 (sécurité post-feu). TF1 INFO
[19] Le Journal ToulousainLe Parti animaliste demande une interdiction après les incendies (27 août 2025). Le Journal Toulousain
[20] Change.orgSuspendre la chasse dans les zones touchées par le mégafeu de l’Aude. Change.org

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Baisse de l’espérance de vie des loups en France

Baisse de l’espérance de vie des loups en France

Un taux de survie en forte baisse

Un article récent co-signé par trois scientifiques du CNRS et de l’OFB (1) montre que le taux de survie annuelle des loups est passé de 71% pendant la période 2014-2018 à 62% depuis 2019. Cela signifie qu’un loup n’a que 62% de chances d’être encore vivant un an plus tard, et qu’ainsi son espérance de vie après avoir passé l’âge de 6 ans est extrêmement faible.

Des quotas de tirs relevés et un braconnage massif

Cela est dû au relèvement du plafond de loups pouvant être tirés à titre dérogatoire, qui est passé en 2019 de 10% à 19% de la population estimée de loups en France, après une étape à 17% (2). Mais aussi à un niveau de braconnage très important, qui a été mis en lumière, entre autres, par un groupe de naturalistes constitué en « Groupe Loup PPAlpes ». Ce groupe, composé d’une quarantaine de naturalistes suivant 38 meutes dans les Alpes, Préalpes et massifs provençaux français, conclut dans son dernier rapport (3), après une analyse fouillée, qu’il y a « probablement 150 à 200 loups tués, chaque année par braconnage en France ». Ce qui porte le nombre total de loups potentiellement détruits en 2025, officiellement ou par braconnage, dans un intervalle situé entre 342 et 392 individus, pour une population estimée à 1013, étant donné que cette année le plafond de loups pouvant être tués a été porté à 192 (4).

L’importance de la qualité des estimations

Cela nous renvoie à l’importance de la qualité d’estimation de loups effectuée par le réseau loup-lynx animé par l’Office Français de la Biodiversité (5), dont les résultats et méthode ont subi maintes fois les critiques des fédérations de chasse, ainsi que des syndicats d’élevage (6).

L’article mentionné en introduction rappelle que c’est toujours la méthode « capture-recapture » (mais pas celle du loup !) qui est utilisée, en s’appuyant essentiellement sur la collecte d’indices de présence sur l’ensemble du territoire. C’est un calcul statistique de probabilité de détection des individus, développé dans l’article, qui permet de conduire à un intervalle de confiance, ici entre 920 et 1125 individus. Même s’il peut paraître large, cet intervalle s’est considérablement réduit grâce à l’adoption d’un maillage de recherche de 10 km sur 10 km sur toute l’aire de répartition du loup, et en fixant des objectifs chiffrés définissant le nombre d’indices à trouver, dans chaque maille.

Une conservation en trompe-l’œil

A la lumière du nombre de loups qui seront probablement tués cette année (légalement ou pas), et après le constat de stagnation de la population de loups depuis 3 ans (aux incertitudes près), de leur quasi-maintien à l’est du Rhône et sur les massifs montagneux, on ne peut que s’étonner de la constance qu’a l’État à prétendre que les loups sont en France dans un état de conservation tellement favorable (7) que l’on peut continuer à les tuer à hauteur de 19% à 21% de leur population ! Et cela risque de s’aggraver encore à la suite des nouvelles dispositions qui vont résulter de la déclassification de protection du loup au niveau européen.

Références
(1) Cyril Milleret, Christophe Duchamp, Olivier Gimenez. Mise à jour des estimations
démographiques et des effectifs de la population de loups en France lors de l’hiver
2023/2024. CNRS; OFB. 2025. hal-05016361(https://hal.science/hal-05016361v1/file/rapport-suivi-de%CC%81mographique-et-effectifs-loups-2023-24.pdf)
(2) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038827469
(3) https://drive.google.com/file/d/1M-hviOtahhhc2uenZno__wOj5BL3-29b/view
(4) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050730647
(5) https://professionnels.ofb.fr/fr/reseau-loup-lynx
(6) https://www.animal-cross.org/des-fonds-dedies-au-suivi-biologique-des-loups-detournes-dans-le-but-de-les-tuer/
(7) C’est ce que l’on peut lire dans tous les mémoires en réplique de l’Etat lors de nos recours contentieux

2 nouveaux chiens sauvagement abandonnés dans le Béarn : Animal Cross porte plainte

2 nouveaux chiens sauvagement abandonnés dans le Béarn : Animal Cross porte plainte

La semaine dernière, Animal Cross a de nouveau été confrontée à deux abandons bouleversants.

Au bord du Gave, dans un simple carton, un petit chiot de quelques semaines seulement a été découvert, livré à lui-même, le jour le plus chaud de la canicule ! Fragile et terrifié, il aurait pu y laisser la vie ! Heureusement, il a été pris en charge rapidement par notre association et placé dans une famille d’accueil du CEPPAF, qui garde sa maman, elle aussi abandonnée. Il commence doucement à se rétablir.

Quelques jours plus tard, c’est une chienne de type border collie qui a été retrouvée, abandonnée en pleine nature. Affamée et désorientée, elle a eu la chance de trouver refuge dans une ferme, où des personnes bienveillantes ont alerté Animal Cross. Elle vit désormais en sécurité dans une famille d’accueil, en attendant une adoption responsable.

Un acte cruel et puni par la loi

Ces abandons sont d’autant plus inacceptables qu’ils mettent directement en danger la vie des animaux. Abandonner un animal constitue un acte de cruauté puni par le Code pénal (article 521-1) :

  • 3 ans d’emprisonnement

  • 45 000 € d’amende

Animal Cross déposera plainte pour ces deux affaires.

L’abandon, première cause de souffrance animale en France

Chaque été, des milliers d’animaux de compagnie sont abandonnés en France, souvent au moment des départs en vacances. Ils se retrouvent livrés à la faim, à la soif, aux maladies, aux accidents… ou condamnés à errer. Dans le cas de ce chiot et de cette chienne, la canicule aurait pu leur être fatale.

Ensemble, luttons contre l’abandon

Nous appelons chacun à prendre ses responsabilités :

  • Ne jamais abandonner son animal : des solutions existent (associations, refuges, familles d’accueil, solutions de garde).

  • Signaler tout animal trouvé seul, attaché, ou semblant abandonné.

  • Soutenir Animal Cross dans ses actions de sauvetage et de sensibilisation.

Parce qu’abandonner, c’est condamner.
Parce qu’un animal n’est pas un objet, mais un être vivant sensible.

Participez aux consultations publiques : défendons les oiseaux menacés avant le 22 août

Participez aux consultations publiques : défendons les oiseaux menacés avant le 22 août

Deux consultations publiques sont actuellement ouvertes jusqu’au 22 août 2025. Elles concernent la tourterelle des bois et l’alouette des champs, deux espèces fragilisées que le gouvernement envisage pourtant de livrer de nouveau aux chasseurs. Animal Cross vous invite à vous mobiliser en déposant un avis défavorable.

Projet d’arrêté ré-ouvrant la chasse de la tourterelle des bois

👉 Participer à la consultation publique

Titre du commentaire : Défavorable au projet d’arrêté encadrant la chasse de la tourterelle des bois

Pourquoi s’y opposer ?

  • Depuis 2021, la chasse à la tourterelle des bois était suspendue chaque année par arrêté ministériel, suite à des décisions du Conseil d’État du 30 décembre 2021 qui ont annulé les arrêtés autorisant sa chasse, sous la menace d’une condamnation du pays par la Cour de Justice de l’Union Européenne. Cette suspension de quelques années a entraîné une amélioration de ses populations.
  • Le projet de réouverture de la chasse est prématuré car l’espèce est encore loin d’avoir retrouvé un état de conservation satisfaisant.
  • Un pays comme le Portugal a quant à lui jugé que c’était trop tôt. Mais pas la France qui se sert de l’avis du CEGA (Comité d’experts sur la gestion adaptative), qu’elle ignore pour les autres recommandations de moratoires et réductions de pressions sur une dizaine d’autres espèces. Il est bien trop tôt pour rouvrir la chasse de la tourterelle des bois. En France, on note une légère augmentation de l’indice annuel du STOC (protocole standard de suivi des populations) en 2024, mais la tendance demeure toujours négative. Dans les pays du nord-ouest de l’Europe (UK, BE, NL, DE), la tendance est stable avec des tailles de population qui demeurent très faibles.Pour ces raisons, je demande à ce que le moratoire sur la chasse de cette espèce en France soit reconduit.

Projet d’arrêté autorisant la chasse traditionnelle de l’alouette aux pantes

👉 Participer à la consultation publique

Titre du commentaire : Défavorable aux projets d’arrêtés relatifs à la capture et au
nombre maximum d’alouette des champs capturées au moyen de pantes

Alouette des champs

Nous vous avions informé en octobre 2024 (ICI) des autorisations expérimentales de capture d’alouettes dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques visant à montrer que les pantes et matoles sont des moyens sélectifs de chasser l’alouette, et ainsi contourner l’opposition de non-sélectivité de ces chasses traditionnelles.

C’est en s’appuyant sur les résultats de ces pseudo-études que le gouvernement a fait les projets d’arrêtés auxquels vous êtes invités à vous opposer.

Pourquoi s’y opposer ?

  • C’est parce qu’un certain nombre de jugements au fond n’ont pas été rendus, que le Ministère de la transition écologique (MTE) s’engouffre une nouvelle fois dans la possibilité d’autoriser les chasses aux pantes et matoles dans le Sud-Ouest alors que les autres chasses illégales (gluaux, tenderies) sont terminées.
  • Le Conseil d’État a pourtant annulé tous les arrêtés autorisant les chasses traditionnelles d’oiseaux sauvages (glu, tenderie, pantes, matoles), mais le Ministère de la transition Ecologique tente de contourner la non-sélectivité de ces modes de chasse en s’appuyant sur une pseudo-expérimentation conduite par les chasseurs depuis fin 2024, qui conclut sans contre-expertise scientifique que ces modes de piégeage respectent le caractère de sélectivité imposé par la directive européenne « Oiseaux »Je suis ainsi opposé à ces nouveaux projets :
  • le texte autorise la capture de près de 100 000 alouettes, un chiffre bien trop élevé en regard de l’état des populations
    les effectifs de l’alouette des champs ont connu, en France, une perte de 20 % en moins de quinze ans, faisant passer son statut en 2016 de « préoccupation mineure » à “quasi menacée»: cette espèce ne devrait plus être chassée et bénéficier du statut d’espèce protégée
  • En 2016, l’espèce est passée du statut de « préoccupation mineure » à quasi menacée. Elle ne devrait plus être chassée, mais protégée.

✍️ Comment agir ?

  1. Cliquez sur chacun des liens ci-dessus pour accéder aux consultations publiques.

  2. Copiez-collez nos argumentaires (ou rédigez vos propres mots).

  3. Publiez votre commentaire avant le 22 août 2025.

Chaque avis compte pour défendre la biodiversité et empêcher le retour de pratiques de chasse destructrices. Merci pour votre mobilisation !

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : Aidez-nous à protéger les plus fragiles, VOTEZ pour Animal Cross

Compagnons de vie, même dans l’épreuve : Aidez-nous à protéger les plus fragiles, VOTEZ pour Animal Cross

Chez Animal Cross, nous œuvrons chaque jour pour défendre les animaux les plus vulnérables. Aujourd’hui, nous lançons un projet profondément humain, et nous avons besoin de vous pour le faire vivre.

Une réalité trop fréquente

Des personnes âgées, hospitalisées, isolées ou sans-abri, avec de très faibles revenus, sont trop souvent contraintes de se séparer de leur chien ou de leur chat, faute de solution temporaire de garde.
Pour elles, ces animaux ne sont pas « juste » des compagnons.
Ce sont leur famille, leur seul repère, leur source de réconfort et d’amour inconditionnel.

Un projet solidaire pour préserver ce lien unique

C’est pour cela que nous portons le projet "Compagnons de vie, même dans l’épreuve" :
un dispositif de garde solidaire d’animaux, confiés à des familles d’accueil bénévoles pendant les périodes difficiles de leur humain.

Notre objectif est simple mais vital : éviter l’abandon et préserver ce lien irremplaçable entre l’animal et la personne qui l’aime.

Comment vous pouvez faire la différence

➡️ 1 minute suffit pour voter en ligne :

Grâce à votre soutien, nous pourrons :

  • Accueillir au moins 30 animaux en une année,

  • Prévenir des abandons déchirants,

  • Financer les soins vétérinaires, la nourriture, la formation des familles d’accueil,

  • Et surtout : sauver des liens d’amour entre humains et animaux.

Merci à vous, qui choisissez de protéger les plus fragiles, qu’ils soient à deux ou à quatre pattes.
Chaque vote compte. Chaque vie compte.

NON au projet de Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) 2025-2031 de la Haute-Savoie

NON au projet de Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) 2025-2031 de la Haute-Savoie

La consultation publique sur le projet de SDGC 2025-2031 de la Haute-Savoie est ouverte jusqu’au 29 juillet 2025. Ce document, qui encadre la chasse pour les six prochaines années dans le département, soulève de très sérieuses inquiétudes.

Nous appelons à rejeter ce projet de SDGC

Ce projet ne garantit ni la sécurité, ni la conservation des espèces, ni le respect de l’équilibre écologique. Il s’inscrit dans une vision dépassée de la chasse, au mépris des enjeux climatiques et de biodiversité.

🗓️ La consultation est ouverte jusqu’au 29 juillet 2025.
Exprimez votre opposition dès maintenant !

🔗 Participer à la consultation publique ici

Une validation biaisée

Le document affirme que la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS) a donné un avis favorable. Ce qu’il omet de préciser, c’est que cette commission est majoritairement composée de représentants du monde cynégétique, tandis que les associations de protection de l’environnement comme FNE et LPO y sont très minoritaires. Cet avis favorable ne reflète donc pas un consensus écologique, mais un déséquilibre institutionnel.

Voici mes remarques au sujet des différents documents soumis à consultation.

En premier lieu, vous écrivez que la CDCFS a rendu un avis favorable à ce projet ; il faut alors en préciser les modalités, à savoir que les associations de protection de l’environnement, ici la LPO et FNE, sont en très large minorité, et que c’est donc le mode de scrutin qui a pour conséquence la validation du projet.
Sur le plan de la sécurité, l’objectif 10 est beaucoup trop vague ; il faudrait mettre en place de véritables tests de tir, contrôlés par une autorité indépendante de la FDC, et pouvant invalider le permis de chasser. Il conviendrait également d’imposer un certificat médical annuel, comme c’est le cas pour le tir sportif.

Petit gibier de montagne :
Même si la FDC capte des crédits publics pour le suivi du tétras-lyre, de la perdrix bartavelle, du lagopède alpin, de la gélinotte des bois, du lièvre variable et de la marmotte, elle n’est pas crédible dans ces études, qui devraient être confiées à une entité indépendante de la FDC/FNC.
La mesure réglementaire 44 (« …plan de chasse tétras-lyre est obligatoire »), complétée de l’annexe 8 fixant les attributions maximales, décrédibilise totalement ce SDGC au vu du mauvais état de conservation de cette espèce dans les Alpes.
Il en est de même, respectivement, pour le lagopède alpin, le lièvre variable, la perdrix bartavelle et la gélinotte des bois.
Poursuivre la chasse archaïque de la marmotte est également un non-sens. Cette espèce est en déclin et a fait l’objet, fin 2024, d’un projet de loi d’abolition de cette chasse, déposé par 81 parlementaires.
L’agrainage, même réglementé par l’annexe 3, devrait être interdit, car il est finalement utilisé pour maintenir les sangliers sur un territoire et développer les populations de sangliers, alors que chasseurs et agriculteurs se plaignent de leur surpopulation.

Lâchers de gibier d’élevage
Le SDGC doit prendre des mesures pour l’interdiction de lâchers du lièvre d’Europe sur les communes où le lièvre variable est présent. Ce lagomorphe ne reste pas où il est lâché.
Avec le réchauffement climatique, il monte en altitude et entre en compétition avec ce dernier. On constate que la compétition entre les deux espèces s’intensifie et qu’elle est en défaveur du lièvre variable.
De plus, le SDGC ne se positionne pas sur les lâchers de gibier issus d’élevage (faisans, perdrix, lièvres...) qui sont introduits dans la nature dans le seul but d’une chasse à court terme, sans objectifs réels de gestion des populations ou des habitats.
Le département est donc ouvert à toutes les opérations dans ce domaine, encourageant les excès liés à cette activité : conditions d’élevage souvent effroyables, mortalité accrue car les individus sont inaptes à la vie sauvage, risques sanitaires, etc.

Le renard
Il est déjà classé ESOD sur l’ensemble du département. L’orientation donnée par l’objectif 26 montre que l’archaïsme prévaut, et que les services écosystémiques rendus par le renard sont niés.

Oiseaux de passage et gibier d’eau
Le renouvellement du SDGC aurait dû être l’occasion de prendre en compte les oiseaux de passage et le gibier d’eau dont l’état de conservation est mauvais et qui sont, à ce jour, chassables dans le département de la Haute-Savoie, tels que le canard milouin, la bécassine des marais, la bécassine sourde, la caille des blés et l’alouette des champs.
Ces espèces ne commettent aucun dégât agricole ou forestier.

Grands prédateurs et dégâts forestiers
Il convient de mentionner le loup et le lynx dans le SDGC en tant qu’espèces faisant partie de la faune locale, et de prendre en considération leur action bénéfique exercée sur la forêt.
Le SDGC doit tenir compte de la présence des grands prédateurs lors du calcul des attributions du plan de chasse des ongulés, et ne pas simplement mentionner les projets de suivi du loup qui, par le passé, malgré des subventions très importantes, n’ont servi qu’à perturber et tenter de déstabiliser le travail de l’OFB dans ce domaine.

Dérangement de la faune sauvage par les activités humaines (objectif 3)
La problématique du dérangement de la faune sauvage dû aux activités de plein air (sportives et touristiques) est évoquée dans le SDGC.
Ne pas mentionner que l’activité cynégétique — en particulier les battues — est un facteur important de dérangement, et ne pas tenter d’en limiter les effets, est tristement ridicule.

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