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Cheval dans la neige (Fotolia)
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NON à la proposition d’arrêté Loup du 8 décembre 2011

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Objet du mail : NON à la proposition d’arrêté Loup du 8 décembre 2011

  

Madame le Ministre, Monsieur le Ministre,


Je me permets de réagir à l’arrêté soumis le 8 décembre 2011, qui confirme votre volonté d’éliminer totalement le « risque loup », plutôt que de renvoyer les éleveurs à leur devoir de protection envers les animaux qui sont sous leur responsabilité. Vous avez décidé de franchir un pas de plus vers un plan de chasse au loup.

Le texte proposé est invariablement flou dès lors qu’il est question de la définition des mesures de protection exigibles.

Dans l’article 13 de l’arrêté relatif à la territorialisation des tirs de défense, il est dit « … le troupeau est reconnu comme ne pouvant être protégé » ; mais cela par quelle autorité ? Il est vraiment aberrant de décréter de façon unilatérale qu’il est vain de tenter de protéger son troupeau.

De plus, les mesures de protection doivent absolument voir leurs caractéristiques précisées : hauteur du parc, nombre et qualité des patous, intensité électrique mesurée sur le parc ; en effet, parcourez nos alpages, et vous constaterez aussi qu’il y a de nombreux simulacres de protection, financés avec les deniers de l’Etat.

Lorsque vous écrivez « un effarouchement est réalisé «, quelles doivent en être durée et caractéristiques ? Rien qui soit de nature à le contraindre, n’est imposé à l’éleveur. La présence d’un patou retraité faisant de la figuration équivaut à un effarouchement.

L’aire sur laquelle sont autorisés les tirs de défense n’est absolument pas définie dans ces textes ; on peut y voir que le législateur a souhaité laisser une grande liberté d’action aux tireurs.

Dans l’arrêté relatif au nombre maximum de spécimens de loups, l’octroi par le ministère de deux autorisations de tir supplémentaires, manifeste sa volonté de céder à la pression des éleveurs et chasseurs. Ce chiffre croissant ne reflète pas l’état des populations de loup, qui elles croissent faiblement (effectif EMR entre 68 à 88), selon le bulletin No. 25 du réseau loup de l’ONCFS.

De plus, l’abrogation de l’arrêté du 10 mai 2011 fixant à six le nombre de loups à abattre, implique que le quota pour 2012-2013 vous laisse toute latitude, pour pouvoir faire tomber la pression à venir des chasseurs et éleveurs.

Ne vous y trompez pas : nombreux sont les citoyens et électeurs à observer votre façon de réagir à ce problème, même si ceux qui manifestent bruyamment auprès des préfets militent pour l’éradication des loups.

Espérant que vous saurez entendre notre voix, mais aussi avoir la rigueur de publier les statistiques de réponse à cette consultation, je vous prie, Madame le ministre, Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.


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