96,4 % des animaux issus de l’élevage intensif reçoivent des antibiotiques. |
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L'élevage intensif : un désastre écologique |
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La croissance de la population mondiale et l’évolution des préférences alimentaires sont cause d’une demande croissante de produits d’origine animale : viande, lait , œufs. En 2000 : 229 millions de tonnes de viandes consommées dans le monde En 2050 : 465 millions de tonnes de viandes le seront (estimation FAO : organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ) Le développement de l’élevage intensif lié aux systèmes industriels est donc spectaculaire , entraînant des conséquences négatives pour l’environnement et puisant dans des ressources vitales pour certains pays en voie de développement. Le GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) proclame quant à lui, que « l’industrie des élevages est une des plus grandes menaces pour la planète ».
L’élevage est la 2° source de gaz à effet de serre soit 18% des émissions (contre 13,5% pour les transports) dont 37% des émissions de méthane, gaz dont le pouvoir de réchauffement est 20 fois plus élevé que celui du CO2. ![]() Ceci en liaison avec l’expansion des pâturages (cf déforestation) ; l’utilisation d’engrais azotés, de carburants ; la fermentation entérique des ruminants ; la fermentation des déjections animales.Selon une récente étude japonaise, 1 kg de bœuf équivaut à 3 heures de conduite en laissant les lampes allumées chez soi, soit 36,2 kg de CO2. En France, la part agricole représente 25 % des gaz à effet de serre dont 14% des émissions de dioxyde de carbone , 70% de celles de méthane et 76% de celles de protoxyde d’azote. D’après une étude de l’APSARes ( association de professionnels de santé pour une alimentation responsable), la consommation de produits d’origine animale génère en France environ 1500 Kg eq.CO2 par habitant et par an. ( Kg eq.CO2 = quantité de gaz à effet de serre convertie en équivalent CO2) Déforestation et érosion des sols La surface utilisée pour l’élevage (alimentation et élevage proprement dit ) représente 1/3 des terres émergées.Face à la demande croissante de produits d’origine animale, la déforestation se poursuit à un rythme inquiétant : au cours des vingt dernières années, ce sont 20% de la forêt amazonienne qui ont disparu : les pâturages s’étendant au détriment de l’habitat de la faune sauvage menacent les écosystèmes et mettent en danger la biodiversité.Le surpâturage provoquant un piétinement excessif du sol entraîne sa dégradation ( sol compact, ruissellement des eaux, terre arable emportée…) Pollution de l’air et de l’eau Les produits polluants liés aux activités d’élevage industriel se retrouvent dans l’air et , en se combinant à la vapeur d'eau, ils se transforment en acides sulfurique et nitrique qui provoquent des pluies acides. .La pollution des eaux est due aux déchets animaux contenant hormones, antibiotiques et autres produits chimiques (engrais et pesticides utilisés dans les cultures destinées à l’alimentation du bétail). En Bretagne, 98% des nitrates contenus dans les eaux proviennent des engrais et de l’épandage de milliers de m3 de lisiers produits par les porcs et volailles entassés dans les élevages industriels.
4 millions d’êtres humains sont confrontés à la rareté ou à la pénurie de l’eau…. Sachant qu’il faut
Un hamburger de 150 gr coûte 2400 l. d’eau !
« Je souhaiterais un mode de consommation qui protège cette planète et traite les animaux et autres êtres vivants comme des éléments de la Création devant être traités avec respect et attention. » (Rajendra Pachauri, président du GIEC. Prix nobel de la Paix en 2007) Réduire sa consommation de viande et produits d’origine animale. « Afin d’éviter une contribution croissante du secteur de l’élevage au réchauffement planétaire, nous recommandons cet objectif moyen mondial de 90gr de viande par jour, dont pas plus de 50 gr de viande de ruminant. » (Tony Mc Michael, épidémiologiste de l’université nationale australienne) (Le poids d'un steak est de 150 gr...) -> En complément, lire l’article « Viande et Santé ». Opter, chaque semaine, pour une journée sans viande
Un exemple de plus en plus suivi : La ville de GAND ( Belgique) a proclamé, depuis mai 2009, le jeudi journée sans produits d’origine animale : menu végétarien dans les écoles primaires, les restaurants des personnels de la ville auxquels s’associent ,de plus en plus nombreux, les restaurants de la ville. Ceci accompagné de campagnes de sensibilisation concernant une forme d’alimentation plus saine, plus variée et plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal. « Si les 240 000 habitants de Gand arrêtaient de manger de la viande un jour par semaine , au bout d’une année cela équivaudrait à 20 000 voitures qui ne rouleraient plus ! » commente Tom Balthazar, conseiller municipal à Gand. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Pour en savoir plus... www.fao.org : en particulier Focus 2006 et 2007 www.ipcc.org rapport du GIEC : bilan 2007 des changements climatiques www.one-voice.fr : « viande et environnement : la planète en péril », « l’élevage industriel maltraite les animaux, les humains et l’environnement » www.eau-et-rivieres.asso.fr (Bretagne) www.vedura.fr (développement durable) www.conservation-nature.fr http://www.herbe.lefilm.com/ |
























